Cathédrale Notre Dame et Saint Castor de Nîmes
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La cathédrale médiévale


Le début des travaux est ordonné par Mgr Pierre Ermengaud. Son successeur, Bertrand Ier de Montredon, y est consacré évêque fin août 1095, par le pape Urbain II se rendant au concile des Gaules à Clermont-Ferrand. Cette cérémonie importante a rassemblée de nombreuses personnalités religieuses et politiques et particulièrement le comte Raymond de St Gilles et de Toulouse qui “épousera“ cette cathédrale (la dotant de revenus importants). Bertrand de Montredon pourra donc activer la construction de telle sorte que sur son retour vers Rome, le pape Urbain II consacrera  la cathédrale – au moins son autel – et y présidera le deuxième concile de Nîmes (6 juillet 1096). Les affres du temps causeront des dégâts à la charpente et l’évêque Frotaire II (1027-1077) devra faire reconstruire une partie de l’édifice. Cette cathédrale médiévale est flanquée d’une deuxième tour, encadrant la façade, dite “tour fenestrelle“ ou “tour du trésor“ ou “tour de la Trésorerie“. Elle apparaît clairement sur le plan de Nîmes produit par l’antiquaire Poldo d’Albenas (1512 – 1563) par gravure sur bois dans son célèbre Discours historial de l'antique et illustre cité de Nismes, de 1560. Les guerres de religions du XVI°s, provoquent la démolition de l’édifice roman. Le triste épisode du massacre de la Michelade (29 septembre 1567) se terminant par l’entassement des cadavres de plus de cent fidèles catholiques dans la chapelle de la base de la tour Nord de la cathédrale illustre la violence de cette guerre à Nîmes et la volonté d’éradiquer l’adversaire catholique. Cette chapelle de la base de la tour Nord portera pour cette raison-là, par la suite, le nom de  chapelle des Martyrs. La démolition de la cathédrale est entreprise par le parti protestant qui l’incendie et assure l’effondrement de sa toiture et d’une partie non négligeable de la façade. Une deuxième démolition de la cathédrale intervient lors des guerres violentes de Rohan. Le parti protestant sape alors les bases de la tour de la Trésorerie, y met le feu de telle sorte que son écroulement est complete 13 janvier 1622. Le trésor et les archives primitives de la cathédrale sont incendiés ou dispersés et ne seront jamais reconstitués.