Cathédrale Notre Dame et Saint Castor de Nîmes
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La reconstruction de l'édifice gothique


La reconstruction de l’édifice gothique débute seulement en 1639.
Après sa nomination au siège épiscopal de Nîmes, Mgr Anthyme-Denis Cohon (1634-1644 puis 1655-1670), célèbre prédicateur qui donnera le sermon du sacre de Louis XIV, conduit d’importants travaux de Le quartier cathédral de Nîmes à travers les âgesreconstruction et de modification du plan primitif (basilical à trois nefs) pour en faire un édifice gothique, plus élégant, correspondant mieux aux critères de son siècle. Il fait élargir la nef principale et transformer les nefs latérales en chapelles rayonnantes. Les fouilles archéologiques conduites en janvier et février 2017 montrent à l’évidence le débordement des bases des piliers médiévaux romans par les nouveaux murs de soutènement de l’édifice gothique. Puis en 1660, il fait percer l’abside et construire l’actuelle chapelle axiale baroque, dédiée à la Vierge Marie. Il y fait préparer son tombeau ou il sera inhumé en 1670.

Les aménagements ultérieurs vont donner à la cathédrale l’allure et le plan que nous lui connaissons aujourd’hui. Mgr Fléchier, grande figure de l’épiscopat français, redige un rapport de visite qu'il fit de la cathédrale lors de sa prise de possession en main 1693. Il fait modifier l’entrée Sud de la cathédrale qui donnait dans le cloitre médiéval du chapitre (sous l’actuelle place du chapitre) et ériger la chapelle du Saint-Sacrement entre 1705 et 1709 sur les ruines de la tour fenestrelle ou de la Trésorerie sapée lors de la deuxième démolition de la cathédrale en 1622. Un siècle et demi plus tard, Mgr Plantier, figure importante du concile du Mgr PlantierVatican (1870) dont il fut un des théologiens officiels, fait transformer la “porte royale“ dédiée à St Louis, venu à Nîmes de nombreuses fois lorsqu’il se rendait à Aigues-Mortes pour partir en Croisades. Il érige à sa place, la première chapelle “Notre Dame de Lourdes“ qui soit construite dans une cathédrale (de retour du fervent premier pèlerinage diocésain à Lourdes, en 1873). Les apparitions à Bernadette Soubirous datent de 1858. Mgr Plantier était un ardent tenant de la validation par l’Eglise des apparitions de Lourdes. Il fera préparer sous la chapelle son tombeau dans lequel il est inhumé en 1875. La dalle mortuaire vient d’être changée et à nouveau gravée pour conserver vive, la mémoire de ce prélat audacieux et proche de son peuple. Quelques années plus tard, à peine, Mgr Besson, engage des travaux de remaniements conduits par Henry Revoil de 1878 à 1882, architecte en chef des monuments historiques devenu architecte diocésain. Ce dernier grand chantier donne alors à la cathédrale cette note romano-byzantine que nous lui connaissons aujourd’hui encore. Il fait maçonner les colonnes en pilastres, ajoute les formes animales en haut.  Il préside la cérémonie de nouvelle consécration de la cathédrale le 28 octobre 1882. Il commandera le programme iconographique des vitraux qui seront posés dans la cathédrale par l’atelier parisien d’Edouard Amédée Didron (+ 1902).

La cathédrale de Nîmes aux tournants de l'histoireLa dernière touche d’aménagement sera portée par Mgr Béguinot en 1903-1904 dans la chapelle du Saint-Sacrement pour en unifier le style avec celui, romano-byzantin, de la nef principale. C’est l’architecte en chef Vinson qui dirige cette phase des travaux de réaménagement. Il apporte des arcades plein cintre et un sol de mosaïques dont il assure avec élégance le carton. Il crée également trois vitraux à la gloire de l’Eucharistie sur la façade Sud. La récente campagne de mise aux normes de sécurité de la cathédrale (par les services de l’Etat – DRAC – de septembre 2015 à juin 2016 à permis de redonner au narthex sa dimension d’origine (partie la plus ancienne de la cathédrale – XI° s.) et a aboutit en juin 2017 à la pause d’un portail monumental de verre et d’or (crée dans les ateliers du Maitre verrier Emmanuel Barrois, 1500Kg de verre, de 4m sur 4m) présentant aux publics et aux paroissiens l’évocation symbolique de la Jérusalem céleste évoquée dans le livre de l’Apocalypse (Ap 21) dont un verset significatif est providentiellement inscrit dans le mur de soutènement du triforium autour de la nef depuis plus d’un siècle : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il demeurera avec eux. Ils seront son peuple et Dieu demeurant lui-même au milieu d’eux sera leur Dieu » (Ap 21,3). Telle est l’histoire mouvementée et la vocation de la Cathédrale Notre Dame et St Castor de Nîmes, au cœur vivant de la Cité.